vendredi 1 juin 2012

Comme chiens et chats

L'émission Service public sur France Inter a consacré le thème de son heure d'antenne aux relations que nous entretenons avec les chiens et les chats, ainsi que leur cohabitation.

Le reportage de Dorothée Barba Dorothée Barba est allée au salon de la réconciliation ! Amateurs de chats et amateurs de chiens avaient en effet rendez-vous il y a quinze jours porte de Champerret, à Paris, pour le salon du chien et du chat. L'occasion de demander à chaque camp son regard sur la partie adverse... 

Au téléphone Philippe Geluck, dessinateur, créateur de la bande dessinée « Le Chat » et Christophe Blanchard, sociologue. Il termine actuellement une thèse intitulée "Les jeunes propriétaires à la rue accompagnés de chiens", maître-chien. invité(s).

Sur le plateau, on peut entendre:
Jean-Luc Vuillemot Spécialiste des relations Homme/animal, consultant pour l’agence «Animal, faits et société»
Katia Renard Rédactrice en chef du mensuel « 30 millions d’amis »
Eric Baratay Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lyon, spécialiste de l’histoire des relations entre les hommes et les animaux 

Pour ceux qui veulent réécouter l'émission, c'est par ici que cela se passe!

vendredi 25 mai 2012

L’animal pour les personnes ayant eu une enfance négligée


Etre négligé pendant son enfance est une situation qui a des graves impacts négatifs sur de nombreux points, et qui peuvent avoir des conséquences à l’âge adulte. En tant que potentielle source de soutien pour les enfants et les adultes, les animaux de compagnie peuvent, à la fois, donner et recevoir de l'affection, et donc peuvent être des sources d’un attachement secure pour les personnes ayant grandi dans des environnements délétères. Contrairement aux animaux vivants, les peluches de forme animale peuvent uniquement recevoir de l’affection. Elles peuvent être utiles en tant qu'objets transitionnels, en particulier pour les personnes qui ont été négligées durant dans l'enfance et qui vivent en dehors de leur domicile.

L’étude menée par Barlow et al (2012) et publiée dans Anthrozoos s’est intéressée aux relations entre la négligence durant l’enfance, l’attachement aux animaux de compagnie et l’attachement aux peluches de forme animale. Les 457 participants sont issus d’un premier cycle universitaire et ont répondu à un questionnaire en ligne.

La première hypothèse proposée par les auteurs serait que la négligence durant l’enfance soit positivement liée à l'attachement aux animaux de compagnie. Cette supposition n’a été vérifiée que chez les femmes de l’échantillon (il n’y a pas d’effet significatif pour les hommes ici). Les femmes ayant eu une enfance négligée ont rapportées être plus attachées à des animaux de compagnie celles ayant eu une enfance sans problème.

La deuxième hypothèse proposée par les auteurs serait que la négligence durant l’enfance soit positivement liée à l'attachement aux peluches de forme animale. La présente étude n’a pas confirmé cette supposition.

La troisième hypothèse proposée par les auteurs serait que les femmes seraient plus attachées que les hommes aux animaux de compagnie et aux peluches de forme animale. La présente étude a confirmé cette supposition.

L'attachement à des animaux de compagnie et l'attachement à des animaux en peluche sont reliés : plus l’attachement à l’un est fort, plus l’attachement à l’autre l’est aussi.

Les auteurs proposent dans leur papier une discussion autour de l’aide potentielle en thérapie que peuvent représenter les animaux, dans leur forme vivante ou en peluche, pour les personnes ayant souffert d’une enfance négligée.


Selon Barlow, M. Rose; Hutchinson, Cory Anne; Newton, Kelsy; Grover, Tess; Ward, Lindsey (2012) Childhood Neglect, Attachment to Companion Animals, and Stuffed Animals as Attachment Objects in Women and Men. Anthrozoos, Volume 25, Number 1, pp. 111-119.

mardi 22 mai 2012

"Le chien et l’enfant": documentaire sur Handi'chien, 20 mai sur France 2

ATTENTION, pour ceux qui ont loupé le reportage, vous pouvez le revoir en ligne ici

un film de 52 minutes de Stéphane Krausz,
une coproduction GEDEON PROGRAMMES, France 2,

avec Raphaël et son chien d’assistance Handi’Chiens ENJOY.


Diffusion : dimanche 20 mai 2012 à 16h30 dans Grandeur Nature sur France 2.

"Et si le chien pouvait être bien plus que le meilleur ami de l’homme ou son plus fidèle compagnon ? Pour des personnes en difficulté, il peut se transformer en un véritable ange gardien… C’est le cas de Raphaël, petit garçon de 11 ans. Atteint d’une maladie génétique rare, il rêve de devenir pompier et d’avoir un chien. Ce second rêve va devenir réalité grâce à l’association Handi’Chiens qui élève des chiens d’exception."

Nous vous donnons également rendez-vous dans nos 4 Centres d’éducation à l’occasion de nos Journées Portes Ouvertes :
Samedi 12 mai 2012 : Centres Handi’Chiens de Saint Brandan et d’Alençon.
Dimanche 13 mai 2012 : Centre Handi’Chiens de Vineuil / Blois.
Samedi 9 juin 2012 : Centre Handi’Chiens de Marcy l’Etoile / Lyon.

Lien sur la page de Handi'chien

dimanche 20 mai 2012

Quand les artistes s'engagent outre-Atlantique

Si l'autisme est grande cause nationale cette année en France, d'autres pays se mobilisent partout dans le monde. Et certains artistes se font porte-paroles de ce combat. 

Kate Winslet en fait partie! Elle se mobilise via The Golden Hat, Talking back to Autism, recueil de photographies (principalement des autoportraits) réalisé à l'initiative de l'actrice. D'autres l'ont suivie comme Oprah Winfrey, Brad Pitt, Angelina Jolie, Meryl Streep, etc... Ils ont tous accepté de prendre la pose coiffés du "golden hat" (un chapeau noir orné d'un ruban doré), afin d'apporter leur soutien à la lutte contre l'autisme. 


L'intégralité des recettes issues des ventes de l'ouvrage sera reversée à l'association créée par Kate Winslet, The Golden Hat Fondation, dont le nom est directement inspiré du poème d'un enfant filmé par la comédienne, qui a réalisé un reportage sur l'autisme intitulé The Sunshine Boy. Touchée par sa rencontre avec l'enfant malade lors du tournage de son documentaire, la star a décidé de s'investir davantage et de mettre à contribution le talent et l'implication de ses amis du show-business. Quelque 100 personnes ont participé à la réalisation du livre, dont les ventes permettront d'améliorer le quotidien des enfants malades et de leurs familles en offrant des activités éloignées de ce mal qui touche plus de 67 millions de personnes à travers le monde. Une très belle initiative pour laquelle Kate n'a pas hésité à poser en couverture, accompagnée de l'enfant qu'elle a suivi.

Information tirée du site purepeople

mercredi 16 mai 2012

Entre maîtres et chiens, les bâillements sont-ils communicatifs ?

Article paru sur le site Internet de Maxisciences* :
Lors d’un congrès d’éthologie à Lisbonne, des chercheurs portugais ont décrit leur étude comportementale, qui suggère que les chiens se mettent souvent à bailler en entendant simplement leur maître le faire. Une réaction interprétée comme une forme possible d’empathie. L’expérience réalisée par les éthologues de l'Université de Porto est simple : à 29 chiens pris individuellement et ayant vécu au moins 6 mois avec une même personne, on a diffusé, à raison de 2 séances par semaine, des bâillements enregistrés produits par leur maître, par des familiers, par des étrangers, ainsi que les mêmes sons diffusés en marche arrière. Le nombre de fois où l’animal bâillait à son tour en réponse à ces stimuli sonores a alors été comptabilisé. Résultats : si une précédente étude britannique avait montré que près de 75% des chiens testés bâillent après avoir vu un humain le faire (stimuli visuel), celle-ci montre que le taux tombe à 50% lorsque l’expérience est sonore (stimuli auditif). Mais aussi qu’une réponse positive (un bâillement) est 5 fois plus probable lorsque le son entendu provient du maître que lorsqu’il provient d’un étranger. "Les chiens ont bâillé d’avantage quand ils ont entendu bâiller l'homme qu'ils connaissaient, comme leur propriétaire, par opposition à des gens qu'ils ne connaissent pas, et la possibilité que les chiens pourraient avoir une certaine empathie avec les humains s’est imposée", conclut Joana Bessa, de l’Institut des sciences biomédicales de l’Université de Porto, membre de l’équipe de recherche citée par Science Daily.

Maxisciences est un site d'actualité scientifique et environnementale mis à jour quotidiennement par une équipe de journalistes scientifiques spécialisés.


mardi 15 mai 2012

L’animal dans le soin : entre théories et pratiques

L'année passée s'est tenu le congrès "l'animal dans le soin: entre théories et pratiques" (pour retrouver le programme, cliquez ici), où j'ai eu la chance d'intervenir. Cette journée ayant rencontré un vif succès, les organisateurs ont souhaité publié un ouvrage issu des communications des différents orateurs. Cet ouvrage est publié ce mois-ci chez ANAE (Approche Neuropsychologique des Apprentissages chez l’Enfant), volume 117, coordonné par J.L. Adrien (Université Paris-Descartes) et M. Maurer (Université de Sherbrook)



Les activités associant l’animal à visée thérapeutique (T.A.A.) connaissent un vif engouement auprès des professionnels de la santé humaine (médecins, psychologues, psychomotriciens, thérapeutes, etc.), de l’animal (éthologues, vétérinaires, etc.), mais aussi auprès du grand public qui manifeste un intérêt de plus en plus prononcé pour la question du bien-être humain et animal. Cette démarche, bien qu’altruiste mérite d’être encadrée et évaluée. Les conditions de mise au travail de l’animal et les impacts des TAA sur la santé de l’animal doivent être examinées. Ce colloque rassemble un panel de scientifiques travaillant sur des questions complémentaires.

Ainsi seront décrites les représentations et les croyances que l’homme construit au sujet de l’animal dans le soin. Des exemples d’évaluations de ces pratiques et des récits d’expérience seront analysés et discutés. Ces interventions nécessitent la présence d’un animal, son bien-être sera examiné.

Cette rencontre résolument interdisciplinaire a réuni une philosophe spécialiste de la condition animale, des sociologues, des anthropologues, des psychologues et des éthologues. L’enjeu est de présenter aux praticiens et aux particuliers des travaux universitaires sur ces pratiques. En effet, les résultats des études scientifiques demeurent trop souvent confidentiels ; dans la mesure où ils sont publiés dans des revues internationales, peu ou pas, accessibles par les principaux acteurs des T.A.A.

Notre propos s’articule donc autour de quatre grands axes :
- les représentations sociales et croyances autour de l’animal dans le soin
- les évaluations des T.A.A.
- le bien-être de l’animal dans le soin
- les récits d’expérience.

Ce colloque s’inscrit dans le cycle d’événements scientifiques préparant la conférence internationale Minding Animals http://www.mindinganimals.com/

Organisateurs C.E.P.I.H.A, Le Cercle d’Etudes Pluridisciplinaires des Interactions Assistées par l’Animal Animaux et Compagnies
Pr JL Adrien & E Cappe : Inst. Psychologie,
LPPS, EA 4057, Univ. Paris Descartes


Sommaire

Introduction par F. Delfour

Itinéraire des « représentations sociales » dans la recherche sur les interactions avec l’Animal à but Thérapeutique par J. Michalon

La communication animale Une formation alternative de relation aux animaux ? par E. Gouabault

Interventions assistées par l’animal : quelles connaissances et quelles perspectives ? par M. Grandgeorge

La médiation équine en psychiatrie infanto-juvénile. D’un état des lieux à une étude d’évaluation clinique1 par J. Ansorge, J.-L. Sudres

Quand la relation au chien devient thérapeutique auprès de la personne âgée démente par J.-L. Sudres, A. Tafforin

Quelles méthodologies pour analyser les programmes d’interventions assistées par l’animal ? par M. Maurer

« Bien-être animal » : l'arbre qui cache la forêt par F. Burgat

Les interventions assistées par l’animal : les enjeux d’une réglementation pour le bien-être animal par R. Sauvageot

Quel bien-être pour l’animal mis au service de l’homme ? par M. Caritey

Comment proposer des activités associant l’animal au sein de la famille tout en sensibilisant à la bientraitance de l’animal ? par V. Voisin-Demery

Les interventions assistées par l’animal vues du côté du chien : présentation du cas d’un chien visiteur avec huit années d’expériences par C. Ringuier

L’animal dans le soin : entre théories et pratiques par F. Delfour, V. Servais

Articles Varia

Premier étalonnage pour évaluer un déficit dans le traitement de la métaphore chez des enfants présentant un syndrome d'Asperger V. Rey, S. Demartino, A.M.Girardot, F. Poinso

Illettrisme et capacités linguistiques à l’écrit et à l’oral : une comparaison entre adultes et enfants de même niveau de lecture E. Eme, V. Millogo

L’apprentissage implicite dans l’acquisition autonome d’une langue étrangère par la télévision A. Boughnim

Le Cahier Pratique Testons les tests : La NEMI-II Livres « Chroniques du nombre »




Pour achetez le numéro en ligne, cliquez ici

jeudi 10 mai 2012

Stress et bien-être chez le cheval: facteurs d'influence et liens avec la relation à l'homme

Melle Clémence Le Simple va soutenir sa thèse de doctorat sur le thème

Stress et bien-être chez le cheval: facteurs d'influence et liens avec la relation à l'homme

La soutenance se déroulera le jeudi 31 mai à 10H00, à Rennes, Bâtiment 42 du campus de Beaulieu, dans l'amphithéâtre N.

Composition du jury
Hanno WÜRBEL Pr (Division of Animal Welfare, Vetsuisse Faculty, University of Bern) Rapporteur
Kathalijne VISSER, IR (Animal Science Group, Wageningen University, Lelystad ), Rapporteur
Ludovic DICKEL Pr (Université de Caen), Examinateur
Marie-Christine SALAÜN, IR (INRA St Gilles), Examinateur
Martine HAUSBERGER DR (Université de Rennes 1), Directeur de thèse
Isabelle VANICEK Ingénieur (Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole) - Membre invité

Résumé

Ce travail vise dans un premier temps à compléter les outils d’évaluation de l’état de bien-être/mal-être des chevaux. Dans un second temps, en utilisant des indicateurs avérés de l’état de bien-être des individus, nous avons voulu cerner les causes d’un potentiel état de mal-être, au niveau populationnel. Nous avons donc effectué une étude de terrain impliquant un grand nombre de centres équestres. Nos résultats soulignent 1) un impact majeur des techniques d’équitation enseignées dans les établissements en termes de bien-être des chevaux, à savoir l’apparition de problèmes vertébraux et 2) des relations fortes entre ces problèmes vertébraux et des modifications physiologiques et posturales chroniques. Le second aspect de cette étude avait pour but d’identifier différents facteurs en jeu dans une possible altération du bien-être des animaux. Nos résultats montrent qu’il existe, de la part des responsables des établissements, une réelle sous-estimation/méconnaissance des signes d’altération du bien-être. Nous avons également mis en évidence l’existence de profils de gestion des établissements, menant à des profils de chevaux à la fois en termes de traits comportementaux et de bien-être/mal-être, soulignant l’importance d’avoir une approche multidimensionnelle lorsque l’on s’intéresse au bien-être au niveau populationnel. Dans l’ensemble, ce travail contribue à mieux identifier les causes d’un potentiel mal-être pouvant être à l’origine d’une émotivité ou d’une agressivité accrue. Nous avons également développé une méthode permettant de détecter des problèmes de santé dorsale en conditions de terrain.

Mots-clefs : Cheval domestique; Bien-être / Mal-être; Facteurs environnementaux; Gestion; Relation homme-animal; Approche multidimensionnelle.

lundi 7 mai 2012

Conférence de Sally Rogers à Toulouse


!!! ATTENTION - ANNULATION DU SEMINAIRE!!!


Conférence organisée par le Laboratoire Octogone (équipe CERPP) à Toulouse.

Unité de Recherche Interdisciplinaire Octogone (EA n°4156)
21 mai 2012 à 14h
(Amphithéâtre 12, bâtiment des Langues, Université Toulouse II-Le mirail)

Professeur Sally Rogers, MIND Institute, Davis University, Sacramento
"Autisme, actualité dans le domaine de la détection et de l'intervention précoce"

Entrée gratuite, Traduction simultanée (participation de 5 euros pour la location des casques)
Nombre de places limités, merci de vous inscrire en envoyant un message à :
contact [ à ] ceresa.fr

!!! ATTENTION - ANNULATION DU SEMINAIRE!!!

samedi 5 mai 2012

Présentation du Centre de Ressources Autisme Bretagne

Un centre de ressources s'adresse à tous les publics concernés par l’autisme et les autres troubles envahissants du développement. Il est animé par une équipe pluridisciplinaire, spécialisée et expérimentée sur le syndrome autistique, mettant en oeuvre des actions de diagnostic précoce, de recherche, d'aide, de soutien, d'information, de formation, de conseil et d'expertise auprès des familles et des professionnels médico-sociaux et de santé. En 2009, vingt quatre CRA sont implantés en France et dans les DOM. Ils se sont constitués en association nationale ANCRA.

France 3 a consacré un reportage le 2 mai dernier au Centre de Ressources Autisme Bretagne où je travaille depuis septembre dernier.

Vous pouvez le retrouver ici, dans l'édition locale Iroise du 2 mai 2012.


mardi 1 mai 2012

Avoir un chien au travail réduirait le stress

Article paru sur le site Internet de Maxisciences* :

Selon un essai réalisé par des chercheurs américains, travailler en compagnie d'un chien permettrait de diminuer le stress des employés et d'augmenter ainsi leur productivité.

Le chien est bel et bien le meilleur ami de l'homme... même au travail. C'est du moins ce que suggère une étude menée par des chercheurs de la Virginia Commonwealth University au sein d'une société américaine. En effet, les bienfaits de la compagnie d'un chien ne sont plus à démontrer et ont largement été attestés par les témoignages des heureux propriétaires comme par des études scientifiques. Ainsi, les chercheurs ont voulu savoir si la présence d'un compagnon à quatre pattes avait également un effet bénéfique au travail.

Pour cela, ils ont suivi au quotidien pendant une semaine 75 employés d'une entreprise de fabrication et ont demandé à 20 à 30 d'entre eux d'amener leur chien avec eux au travail. Tout au long de la semaine plusieurs fois par jour, les scientifiques ont alors réalisé des prélèvements de salive chez tous les participants afin d'évaluer leur taux d'hormone de stress. Des données qu'ils ont ensuite comparées entre les différents profils : les employés qui avaient amené leur chien, ceux qui en avaient un à la maison mais qui ne l'avaient pas amené et enfin ceux qui n'avaient pas du tout de chien.

Les résultats obtenus ont ainsi permis de constater plusieurs éléments. Le matin, en arrivant au travail, il n'y avait pas de différence entre chaque groupe d'employés. En revanche, au fil de la journée, le niveau de stress déclinait chez les personnes ayant amené leur chien alors qu'il augmentait chez les autres. "Les différences de stress perçu entre les jours où le chien était présent et où il était absent étaient significatives. Les employés avaient dans l'ensemble une bien meilleure satisfaction de leur travail comparé aux normes", explique le professeur Randolph Barker qui a dirigé l'étude relayée par le Telegraph.

Une meilleure interaction entre les employés

Mieux encore, cet effet bénéfique ne se manifestait pas que chez les propriétaires de chien, selon les résultats publiés dans la revue International Journal of Workplace Health Management. Les chercheurs ont observé que la présence du compagnon à quatre pattes favorisait aussi l'interaction entre les employés. Il est ainsi arrivé durant la semaine d'étude qu'un participant sans chien propose à un collègue d'aller promener son animal.

Les chiens "servent en fait de tampon efficace contre le stress" et pourraient ainsi devenir "des solutions de bien-être à bas coût disponibles très facilement pour les entreprises", conclut Randolph Barker.


Maxisciences est un site d'actualité scientifique et environnementale mis à jour quotidiennement par une équipe de journalistes scientifiques spécialisés.